Béna Nkosi, c’est une figure du quartier. C’est aussi le patron du salon de coiffure « Maria Coiffure » de la rue du Faubourg Saint Denis.
Ne pas confondre Jacques Delors et Henri De L’or
Portrait d’Henri De L’or
Je décide de passer le bonjour à Béna Enkosi, coiffeur et chanteur du Faubourg Saint Denis. Son salon de coiffure est certainement le salon le plus étroit de France. J’y fais la connaissance d’Henri qui me demande de faire quelques clichés de lui.
Après avoir réalisé quelques portrait d’Henri, je sors mon calepin pour commencer à mieux connaître mon sujet. Je lui demande l’autorisation de l’interviewer.
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La rue Saint Denis sous la pluie
Vers 8h30 je cherche des gueules du côté de la rue du Faubourg Saint Denis mais ne rencontre personne à photographier. Comme le monde est petit, je rencontre Mathias Kiss et sa compagne que j’avais déjà photographier en mai 2010. Ces derniers allaient au troquet pour se prendre un « café pour la route » avant de taffer. Il pluviotte, puis il pleut drû… Et flute, c’est grillé pour mes portraits.
Rentrant, en prenant la rue Saint Denis, je repère au loin un cycliste avec son imperméable. Pas une bagnole… Le ciel superbement nuageux… Le lampadaire… Aussi vif que le vent pendant la tempête, je braque mon 40D. Que n’ai-je donc compris que toute belle image est de rencontre et se présente à soi dans chaque instant comme une fleur sur le sentier d’une ballade.
Photo : Serge-Henri Bouvet
Maiken Lorentz
J’ai étudié à Paul Valérie le Cinéma et comme la plupart des étudiants qui avaient soif de rêve et de destin, je voulais faire du cinéma. Qu’est-ce que j’en ai bouffé des films à cette époque, Antonioni, Resnais, Ingmar Bergman, Peter Greenaway, Kenji Mizoguchi, Fellini…
Comment voulez-vous rester réaliste après une …telle intoxication d’intrigues cinématographiques !
J’en suis resté accro…
Nous somme tous français

CLIQUEZ POUR AGRANDIR LA PHOTO | "Ils sont tous Français" : toutes les personnes que j'ai photographiées sur cette photo, sont françaises et répondent aux normes (si je puis dire) fixées par l'Article Ier de la Constitution.
Portrait du français
Sur l’affiche, voici la plupart des gens que je photographie un peu chaque jour… Ils sont tous français, sans exception. Il ne sont plus très caucasiens comme l’étaient nos blondinets gaulois. A certains trouillards, je dois rappeler que le monde bouge . Vous en déplaise, les peuples ne restent pas confinés derrière les limites dessinées en pointillé de notre carte de France. Le Français français comme aime à répéter certains passionnés, qui désapprouve la mixité, n’existe pas et n’existera jamais. Je signe donc la pétition lancé par Olivier Duhamel, reprise par Médiapart déjà signé par plus de 26.000 personnes + une (moi), après les déclarations de Nicolas Sarkozy stigmatisant les Français «d’origine étrangère».
Photos : Serge-Henri Bouvet, photographe de citoyens français exclusivement.
Le terrible Torvark de Provins
Pour faire plaisir au gamins, rendez-vous à Provins pour assister à un spectacle médiéval. J’avais pris à tout hasard mon appareil photo pour quelques clichés souvenirs.
Au pied des remparts de Provins, la compagnie Equestrio dirigé par Laurent Audureau nous brosse un conte médiéval fantastique où les démons menés par le terrible Torvark accompagné de ses loups et de ses sbires démoniaques sèment la terreur dans la ville de Provins. Au menu, cascades équestres, combats et tournois.
Ayant ma plus jeune fille sur mes genoux, je n’ai pu me déplacé pour suivre les combats de près. C’est dommage. Je n’ai donc pris que ces quelques clichés auxquels je vous convie.
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Ali, coiffeur afro du Boulevard Strasbourg
» – Vous êtes journalistes ?
- Y’a erreur, je ne suis que photographe » et pour le rassurer je lui montre quelques photos. Ali me demande alors de repasser à la fermeture.
« Faut me comprendre, m’explique-t-il, depuis quelques temps (ndtr : depuis l’affaire du 18 juin) , on nous colle une salle réputation. »
Je me dis qu’il est toujours dommage qu’à cause d’une minorité de délinquants, tout le quartier en pâtit. J’espère que les photos montreront ces habitants et artisans sous un jour meilleurs. Après vérification, j’en apprends de belle sur deux coiffeurs à la tête d’un réseau. La direction du renseignement de la préfecture de police et le groupe d’intervention régional de Paris avait démantelé un réseau à l’origine de diverses escroqueries dans quelques salons de coiffures afro du boulevard de Strasbourg.
Coolos babos !
Dès que j’ai aperçu ce rideau de fer, dans la rue du Faubourg Saint Denis, j’ai attendu. J’ai repéré une très belle demoiselle en robe blanche, mais cette dernière a refusé… Je m’en mordrai les doigts toutes ma vie ![]()
Alors, j’ai continué d’attendre… Et soudain, comme une apparition, j’ai vu déboulonner à bâton rompu ce magnifique cycliste sur son vélo customisé. Je n’ai pas hésité à le héler.
Je lui ai demandé de se mettre devant le fameux rideau de fer à contre jour, le soleil dardait ses rayons sur son dos. Pour éviter que mon sujet soit plongé dans la pénombre du contre-jour, une jolie assistante m’a appuyé, il fallait le dire. Vous l’apercevrez dans les photos suivantes, débouchant les ombres de mon cycliste avec mon fidèle réflecteur.
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Faubourg Saint Denis
Little Jaffna c’est ainsi qu’est surnommée la rue colorée du Faubourg Saint Denis, à Paris. Coiffeurs « afro » d’origine congolaise, épiceries turc, fleuristes bangladais,vidéothèque de film boliwoodien et restaurants indiens jalonnent le quartier.

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