Il se trouvait aux portes du Cirque d’hiver, à Paris où le dernier meeting socialiste, avant le premier tour des élections régionales avait lieu, jeudi 11 mars 2010. Sur le grand écran, Bertrand Delanoë faisait son discours social.
Ce pauvre type, lui, par le grand froid de jeudi soir se les pelait ferme dehors. Sa femme et sa jeune fille se tenait en retrait des caméras et des photographes. Monter au front, c’était son combat avant tout, il se montrait donc au caméra et photographe avec conviction et avec un certains abattement.
A la main, gauche, l’homme porte des feuillets qu’il montre à tous pour témoigner de sa bonne fois. Il aurait été exploité par François Hollande comme chauffeur, n’aurait jamais été payé ni déclaré. On serait enclin à le croire tant l’homme a l’air abattu, triste et désarmé.
Si cette photo peut servi de porte-voix dans la presse, j’en serai heureux pour lui.
Photo : Serge-Henri Bouvet

























