J’avais rencontré Gloria en mai 2010, je l’avais hélé pour un portrait dans le quartier du Faubourg Saint Denis. Il était 20h00, je n’avais pas de flash. Il y avait ce soir-là peu de lumière… Les photos ne valaient pas la peine d’être exploitées. Revenant de l’atelier Attilalou des deux artistes Mathias Kiss et d’Olivier Piel, chemin faisant du côté de mon quartier favori, le Faubourg Saint Denis, je croise à nouveau Gloria Tukhadio, près du salon de coiffure de Béna Nkosi. Confus, je l’informe que les photos du mois de mai ne lui rendent pas assez honneur. Je lui propose à nouveau un essai. Accompagné de son acolyte Bonazi Onde, nous avons remonté la rue jusqu’à la porte la Porte Saint Denis.
Aude Buffet, princesse, démone et paysanne de Provins
Cette demoiselle, au doux nom d’Aude Buffet, pleine de fraicheur m’a impressionné. Ce n’est pas le genre de petite potiche qui manie le sac à main et le caniche teint en rose de l’autre. Une vrai femme à poigne qui prend le taureau par les cornes mais attention… avec la grâce d’une danseuse, qui comme dans les quadrilles, ose des entrechats et des ronds de jambe , avec tant de légèreté, qu’on est conquis d’emblée.
Blés coupés, semailles éclatantes de vie.
Si mes photos pouvaient définitivement entrer en possession de tout ce que mon regard moissonne… Le champ sans ses épis, qu’un rai de soleil venu du ciel nuageux resplendissait d’une clarté merveilleuse, me berçais les yeux d’une image fabuleuse.
L’enfant leva ses mains me présenta une tige d’épi de blé. Le tout, sans avoir ouvert la bouche. En photographiant cette gamine, je pris le temps de jauger sa petite bouille où la sérénité de l’expression enfantine resplendissaient, comme si un soleil nouveau s’était levé dans ce cœur innocent où j’entrevis les nouvelles semailles éclatante de vie.
Texte et photo : Serge-Henri Bouvet
Le combat de Thibaud IV, comte de Champagne.

(+ CLIQUEZ POUR ZOOMER + ) Thibaud IV, comte de comte de Champagne, alias Laurent Audureau (cascadeur, cavalier et direceur artistique d'Equestrio)
A Provins, on n’a point encore perdu la mémoire de ces fêtes qui font venir du monde, ni de ces tournois où brillent heaumes et armures… Certains passionnés comme Laurent Audureau, directeur d’Equestrio, continue de chevaucher pour pérenniser ce Moyen Age romantique où démons et princes s’affrontent dans nos esprits d’enfants…
Béna Nkosi
Béna Nkosi, c’est une figure du quartier. C’est aussi le patron du salon de coiffure « Maria Coiffure » de la rue du Faubourg Saint Denis.
Ne pas confondre Jacques Delors et Henri De L’or
Portrait d’Henri De L’or
Je décide de passer le bonjour à Béna Enkosi, coiffeur et chanteur du Faubourg Saint Denis. Son salon de coiffure est certainement le salon le plus étroit de France. J’y fais la connaissance d’Henri qui me demande de faire quelques clichés de lui.
Après avoir réalisé quelques portrait d’Henri, je sors mon calepin pour commencer à mieux connaître mon sujet. Je lui demande l’autorisation de l’interviewer.
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Si mes souvenirs sont exacts…
Triple buse que je suis… J’ai oublié son nom. Bon, voilà l’histoire.
Je faisais mes tests lumières sous un porche et v’la que le gars m’aborde tout sourire, me prenant pour un touriste, pour me faire un topo rigoureux et passionnant sur les corniches, ruelles médiévales et toiture en ardoise de la rue du Faubourg Saint Denis. Il se présente (le nom que j’ai oublié) et me dit exercer le métier d’historien de l’art ou critique d’art… Je ne sais plus…
Ma mémoire n’est plus cette terrible mémoire des enfants éveillés qui enregistrent tout sans y revenir. Croyez-le ou non, trente minutes auparavant je rencontrais deux gars qui me racontèrent leur périple depuis Lahore (Pakistan) en passant par Hoshab, Yazd (Iran), Erzurum (Turquie), Izmir (Turquie), Athènes et Paris. Pourquoi est-ce que j’ai retenu le nom de ces villes et pas le nom de mon spécialiste des toitures en ardoise ? Y’a pas plus garce que la mémoire qui discerne mal ce qui vaut le coup d’être retenu…
Pour en revenir à nos moutons, je m’incline devant les connaissances de mon interlocuteur cultivé avec un formidable respect. Voilà une personne que j’aimerai revoir avec plaisir… si j’avais au moins son nom et son prénom.
Photo : Serge-Henri Bouvet
La rue Saint Denis sous la pluie
Vers 8h30 je cherche des gueules du côté de la rue du Faubourg Saint Denis mais ne rencontre personne à photographier. Comme le monde est petit, je rencontre Mathias Kiss et sa compagne que j’avais déjà photographier en mai 2010. Ces derniers allaient au troquet pour se prendre un « café pour la route » avant de taffer. Il pluviotte, puis il pleut drû… Et flute, c’est grillé pour mes portraits.
Rentrant, en prenant la rue Saint Denis, je repère au loin un cycliste avec son imperméable. Pas une bagnole… Le ciel superbement nuageux… Le lampadaire… Aussi vif que le vent pendant la tempête, je braque mon 40D. Que n’ai-je donc compris que toute belle image est de rencontre et se présente à soi dans chaque instant comme une fleur sur le sentier d’une ballade.
Photo : Serge-Henri Bouvet
Maiken Lorentz
J’ai étudié à Paul Valérie le Cinéma et comme la plupart des étudiants qui avaient soif de rêve et de destin, je voulais faire du cinéma. Qu’est-ce que j’en ai bouffé des films à cette époque, Antonioni, Resnais, Ingmar Bergman, Peter Greenaway, Kenji Mizoguchi, Fellini…
Comment voulez-vous rester réaliste après une …telle intoxication d’intrigues cinématographiques !
J’en suis resté accro…
Mathias Kiss
Voici Mathias Kiss. Après avoir photographier Michel Onfray, je me rends comme à mon habitude au Faubourg Saint Denis pour en photographier les passants ou les habitants.
C’est ainsi que je croise le 20 mai 2010 Mathias Kiss. Avant même de lui poser quelques questions, je tente de deviner dans ses yeux quelques origines russe, ukrainienne ou hongroise.

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